Il ne s’agit pas d’ouvrir ici un débat sur le « pour ou contre la circoncision », ni de me justifier sur le choix de circoncire notre fils. Ma démarche est simple : c’est parce que j’aurais aimé trouver l’année dernière, le témoignage d’une maman sur le déroulement, les soins, ect… que j’ai décidé d’écrire ce petit mot.

Le choix d’un Mohel sur Paris :
Quand Anatole est né, la question de la circoncision s’est posée. J’aurais aimé la faire à 8 jours selon la tradition juive. Mais comme nous ne sommes pas une famille très pratiquante, et que je n’ai pas de famille sur Paris, je n’ai pas su tout de suite vers qui me tourner. Et puis 8 jours, c’est peu de temps après la maternité, et une maman est bien occupée à cette période. On peut trouver une liste de Mohel ici. Mais comment choisir ? Finalement, c’est dans les Pages Jaunes que j’ai trouvé la bonne personne. Non non, je ne plaisante pas :
Bip bip bip. Vous cherchez : Pédiatre. Où : Autour de moi.
Au départ, c’était pour la visite du 1er mois. Mais avant de raccrocher j’ai posé la question à la secrétaire : le docteur pratique t-il des circoncisions ? Elle me répond oui, et je peux le contacter par mail à ce sujet.
Tout d’abord, nous nous sommes rendus dans son cabinet pour une première visite. Le docteur a examiné Anatole. Il avait presque 3 semaines. Il nous a parfaitement mis à l’aise sur le côté religieux. Nous pouvions ou non le faire selon la tradition juive. Il nous a ensuite envoyés faire une prise de sang. Et comme les analyses étaient normales, nous avons pris un rendez-vous 2 jours après.
J’étais en confiance après cette visite. Il faut dire que le fait que la circoncision soit pratiquée par un pédiatre me rassurait beaucoup. (+ un petit tour sur Google où une maman le recommandait + une conversation surprise dans la salle d’attente à ce sujet).
Le jour J
Nous avons commencé par nous installer : Anatole reposait sur un coussin sur les genoux de mon père. De mon côté, je lui faisais téter une compresse nouée par le docteur et imbibée d’eau sucrée (la succion sucrée pouvant avoir un effet antalgique sur les nourrissons). J’avais en plus de cela appliqué sur le prépuce une crème anesthésiante type EMLA, 1 heure avant. Anatole, concentré sur sa tétine, n’a presque pas pleuré. Il a eu un pansement. Et lorsqu’en l’habillant, j’ai demandé au docteur combien de temps il allait avoir mal et si l’urine allait le brûler. Il m’a répondu que non, c’était terminé. En effet, tout s’est bien déroulé. Nous sommes restés une heure dans le cabinet après l’intervention pour que le pédiatre puisse le réexaminer et s’assurer qu’il n’y ait pas de problèmes. J’ai bercé mon petit garçon en marchant pendant ce temps et j’ai continué à lui faire téter l’eau sucrée ; il est resté calme.
Les soins à la maison
A chaque change, il a fallu appliquer quelques gouttes d’eau oxygénée. C’est un produit qui mousse et permet de nettoyer sans frotter les petits résidus. Puis appliquer une compresse tartinée de vaseline pour éviter que la couche ne se colle aux chairs. Le lendemain, nous sommes retournés au cabinet pour que le pansement soit enlevé. Puis nous avons continué les soins pendant 1 semaine. Et même si Anatole n’en souffrait pas, il a fallu environ 2 semaines pour qu’il n’y paraisse plus rien.

J’espère que mon témoignage pourra éclairer des parents qui appréhendent ce moment, et qui ont une famille chez qui la dernière circoncision remonte à plus de 30 ans (avec des souvenirs pas toujours rassurants). Pour Anatole, tout s’est bien passé, le docteur est devenu le pédiatre d’Anatole.