La dernière année à la crèche a été dure. Anatole qui est du début d’année s’est retrouvé parmi les plus grands. Voir le plus grand. Car même ses copains du début d’année comme lui, ont pu intégrer la maternelle d’une école privée. À Paris, pour les écoles publiques, pas de rentrée en cours d’année pour les enfants qui ont 3 ans. Faute de place.

Malgré quelques activités proposées le matin, les enfants passaient beaucoup de temps dans leur salle. Anatole, loin d’être un ange est un enfant minutieux, qui peut passer de longs moments à dessiner, faire des puzzles, des jeux de sociétés si on lui propose. Trop peu de sorties dans la minuscule cour, voir pas du tout de sorties certains jours. Car il faut bien partager l’espace avec les autres sections. Les enfants tournaient vite en rond. Surtout pour ceux, comme Anatole, qui ont besoin de beaucoup se dépenser et de prendre l’air.

Cette année là, il ne faisait presque plus la sieste. Alors pour ne pas réveiller les copains, il devait attendre dans une petite salle à côté. J’ai vite compris qu’il s’ennuyait. Puis être enfermé avec une quinzaine d’autres enfants dans le bruit, ne l’aidait pas. Habitué à une crèche spacieuse pendant les travaux et à son ancienne crèche du 15ème, je récupérais un lion en cage. Il était difficile pour les auxiliaires de le canaliser les derniers mois. Et tous les week-end, une même question de sa part : C’est fini la crèche ? Je vais à l’école ?

Alors oui ! Enfin l’école. J’appréhendais le fameux moment où nous, les parents, après un moment passé dans la classe devions le laisser seul. 1 heure le premier jour. Et finalement, c’est en mettant ses chaussures à la maison qu’il y a eu les premières larmes. Aïe, ça commençait bien. Chagrin oublié à peine rentré dans la classe : des nouveaux jeux, un coin cuisine… On est parti le coeur léger en laissant un petit garçon tout aussi heureux. C’est un peu tôt pour faire un premier bilan, mai je suis contente pour lui. Des journées bien remplies avec des activités qui s’enchainent. Je sais qu’il va aimer ce nouveau rythme. Bonne route mon petit garçon !