Éviter à tout prix le doudou qui se désintègre et les crises quand on oublie le doudou fétiche : c’était la but. Il y avait donc le doudou qui restait à la crèche, et celui qui reste dans le lit quand on quitte la maison. Et de lui même Anatole se liait avec un autre, puis un autre. Les doudous tournaient à la crèche quand il fallait en laver un.
Seulement parfois, pas facile de savoir lequel on garde encore un peu près de soit au moment du lever. Alors parfois toute la ménagerie suit le lever du roi. Malgré tout, il y en a bien 1 qui sort du lot. Et oui nous ne sommes que des parents.
Mais quand Anatole a changé de crèche, les bonnes habitudes étaient finies. Seul le numéro 1 comptait. Impossible de les séparer. Si ce doudou lui apportait du réconfort face au changement, je me voyais mal lui retirer. La pauvre bête a commencé à être usée. Elle est au stade 4 de la transformation. Juste 1 étape avant la fameuse appellation « pelure ». 1er raccommodage avant que la tête ne tombe. C’était pas beau à voir.
Un autre problème se posait : le doudou dans la rue, celui qui fini toujours par tomber par terre dans des restes de vomi, de pisse de chien, sur un trottoir parisien quoi (couplé avec la tétine, cela va de soi). Et ça, j’ai du mal à m’y résoudre. Finalement on a instauré un nouveau rituel : avant de sortir de la maison, doudou et tétine dans le sac à dos et on ne l’ouvre pas jusqu’à la crèche. Anatole a accepté le compromis assez bien.
Et puis la dernière semaine, ô miracle. Anatole décide d’emmener un autre doudou un jour. Toutouille le chat en l’occurrence. Puis le lendemain, son chien. Alors c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup : mais enfin il a pris ses marques. Et ce qui est curieux, c’est que ça arrive pile le lendemain où nous sommes allés faire une petite visite dans son ancienne crèche. Une page se tourne.