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À moins de 2 mois d’accoucher, Anatole n’en démord pas : il veut une petite soeur.

La dernière écho est passée, le petit secret est toujours bien gardé. Et plus l’heure approche et plus je me vois maman d’un 2ème garçon. Oui c’est du flan, ça ne repose sur rien. Peut-être qu’inconsciemment je m’y prépare tout doucement après tout. Et ça marche ! Je me sens prête.

Mais pour Anatole c’est une autre affaire. Il ne sait même pas nous expliquer pourquoi cette préférence, c’est comme ça.

Il n’y a peut-être pas d’explications logiques… mais j’ai quand même des pistes :

Il a de nombreux petits copains de son âge qui ont eu récemment des petites soeurs : Alba, Capucine, Laurette, Cyan, Azélie et Annabelle aussi. Il les trouve vraiment trop mignonnes, comme il dit. Je le vois à la façon de se préoccuper d’elles, de leur caresser la tête, de s’arrêter de jouer pour venir les voir, qu’il est à fond.

Sans compter tous les signaux que j’ai envoyés avant de tomber enceinte. Signaux ? Ok disons plutôt enseignes clignotantes : Ça serait chouette d’avoir une petite soeur à la maison non ? Tu peux réinviter Alice quand tu veux, c’est tellement plus calme que quand tu invites un copain. Tu ne veux plus de ce jouet ? Ok on va le mettre de côté si un jour tu as une petite soeur. Blablabla. C’était loin, je ne faisais pas gaffe, mais surement qu’il commençait à se projeter.

Et puis quand mon ventre a commencé à s’arrondir, nous lui avons posé cette question « qu’est ce que tu préfèrerais toi ? ». La fameuse question qui semble anodine, mais qui te demande quand même dans quel camp tu es. C’était se tirer une balle dans le pied, on a vite compris. Mais il semble que tout le monde se soit passé le mot, c’est systématique, cette question revient en boucle.

Sans le matraquer d’idées toutes faites sur le joie d’avoir un petit frère, j’essaye surtout de l’aider à se projeter. En lui demandant de nous aider à trouver un prénom de garçon par exemple. De choisir un doudou qui pourrait convenir aussi bien à une fille qu’à un garçon. De lui parler à travers mon ventre, pour commencer à tisser une sorte de lien concret avec le bébé, plutôt que de s’imaginer « une petite soeur idéalisée ». Bref l’impliquer et l’aider à lui faire comprendre que fille ou garçon, le bébé fait déjà partie de la famille.

Et que non, on ne le mettra pas « à la poubelle si c’est un garçon ».

Je serais ravie d’avoir vos témoignages si vous avez vécu cette situation. J’aimerais tellement que leur première rencontre ne soit pas gâchée par la déception.

 

* Anatole toujours en vacances – stop – série photos qui date de juin – stop