Sa petite guenille, sa pelure, son doudou, j’avais espoir qu’Anatole le perde sur le chemin de la crèche. Peut-être même en l’aidant un peu. « Oups ! » Je mijotais un plan digne du meilleur des Colombo. J’avais même trouvé le doudou de remplacement : un Toumou à pois Not so big trouvé à la Dinette de Sophie. Il restait bien tranquillement caché en attendant son heure.

Et puis c’est arrivé, un soir. La pelure est tombée malencontreusement sur la brosse à ch… des toilettes. Je vous jure que je n’y suis pour rien. « Anatole, je suis désolée, il va falloir être fort. Mais ton doudou va devoir passer à la machine. C’est fini pour ce soir. On ne peut plus rien faire pour lui. » Crise/Pleures/Noooooooon/Mon doudouuuuuu/Pleures
C’est comme ça que le nouveau doudou est apparu, plus joli, pas déchiré et sans odeur bizarre. Un dernier reniflement, et la curiosité a pris le dessus. Je n’ai pas lavé la pelure tout de suite, histoire que les 2 autres aient le temps de faire connaissance. Et depuis c’est l’amour fou.

Voilà voilà. Mais maintenant qu’on y est, j’ai un petit pincement en regardant le laissé pour compte. Moi qui était prête à le laisser tomber du sac en accusant Anatole d’inattention (bouhhh mauvaise mère), je n’ai pas eu le courage de le jeter. Bien précieusement, je l’ai rangé dans un petit sac en tissu. Et je l’ai mis avec toutes les petites reliques des premières années d’Anatole : ses premiers chaussons, ceux en cuir faits par son papy, sa première tétine, son premier biberon, ses bracelets de naissance, les décorations du gâteau de ses 1 an, et autres bricoles que je regarde avec nostalgie de temps en temps.