Du temps, au quotidien, nous en passons beaucoup ensemble. Mais je m’aperçois que je ne suis pas toujours patiente avec lui. J’aimerais qu’il soit sage comme une image. Pourtant Anatole est un gentil petit garçon. Et parfois, c’est bien de relâcher la pression, de ne pas trop lui en demander.

Il adore me répéter : « Tu as vu maman ? Ça les bébés ne savent pas le faire. Moi oui. Je suis grand moi. » En vrai, il est encore si petit. Je le vois quand il me donne la main dans la rue et qu’il sursaute au bruit d’une moto. Quand il me cherche de son regard inquiet au parc. Quand il ne me lâche pas d’une semelle lorsqu’on est entouré de nouvelles têtes. Ou, quand il oublie si rapidement l’orage qui vient de passer entre nous. Je le vois tout d’un coup si fragile, si dépendant.

Au début, je voulais juste décrire la chouette journée que nous avons eu tous les deux. Et finalement je me suis perdue. Je m’aperçois que ce qui me tient le plus à coeur, c’est de comprendre pourquoi nous en avons besoin tous les deux. Pour lui : sentir qu’il a toute mon attention, surtout depuis que je travaille à 80% à la maison et que j’ai du mal à m’arrêter. Pour moi : lâcher la bride, ne rien écrire sur mon agenda, ne pas lancer de machine, juste passer du temps avec lui. Pour nous : ne rechercher que du bon temps à passer tous les 2, rien d’autre pendant une journée. Et penser aux jours d’après, prendre du recul et se dire qu’on peut toujours s’améliorer.

* Notre journée : Sécher la crèche, se faire un resto (mcdo quoi), aller voir Rio 2 au cinéma et kiffer la musique, participer à un atelier organisé par edding et tester des jolies gammes de feutres, repartir très gâtés, se défouler au parc Monceau, faire pour la première fois un tour de poney, rentrer et tester tout de suite les feutres maquillage.

Bonus : le selfie making of :