Un petit bout de jardin nous manque. Quel luxe. À Paris, son propre jardin, ou même un bout de terrasse, il ne faut pas y penser. Notre luxe à nous c’est la proximité avec les transports, les commerces, le travail… Mais quand je vois Anatole passer une journée sans chouiner, à courir après les poules et Éliot le lapin, à jouer dans l’eau, dans l’herbe pieds nus, dans le hamac avec maman, je me demande si je resterais à Paris toute ma vie.
Et le soir venu, exténué de sa journée, il a réclamé son lit à condition qu’on le monte dans le jardin. Avec le bruit des boulistes pour berceuse et le chat qui veille au grain du haut de son mur. Anatole s’est endormi sans peine.